01
Le système suisse des trois piliers
Le système de prévoyance suisse comprend :
Premier pilier
La prévoyance étatique, principalement constituée de :
- l’AVS
- l’assurance-invalidité
- les prestations complémentaires
Son objectif est de couvrir les besoins vitaux.
Deuxième pilier
La prévoyance professionnelle, souvent appelée :
- LPP
- caisse de pension
- prévoyance professionnelle
Elle complète le premier pilier et vise à permettre le maintien d’un niveau de vie convenable après la retraite.
Troisième pilier
La prévoyance individuelle, qui comprend :
- le pilier 3a, lié et fiscalement encouragé
- le pilier 3b, libre
Il permet de compléter les prestations des deux premiers piliers et de répondre à des objectifs personnels.
Le système a été conçu afin que les prestations des premier et deuxième piliers permettent, dans certaines configurations, d’atteindre environ 60 % du revenu antérieur. Cette proportion reste un objectif général et non une garantie individuelle. Elle varie fortement selon le salaire, le plan de prévoyance et le parcours professionnel.
02
La prévoyance commence avant la retraite
Une personne de 35 ans peut considérer la retraite comme un sujet lointain.
Elle peut pourtant dépendre immédiatement de sa prévoyance si elle :
- devient invalide
- décède et laisse une famille
- réduit fortement son taux d’activité
- quitte son emploi
- se met à son compte
- achète un logement
- divorce
Les prestations de risque du premier et du deuxième piliers peuvent alors avoir davantage d’importance que le capital de retraite déjà accumulé.
Une analyse complète doit donc répondre à trois questions distinctes :
Que percevrais-je si je prenais ma retraite aujourd’hui selon les projections disponibles ?
Que percevrais-je si je devenais durablement incapable de travailler ?
Que recevraient mes proches si je décédais ?
La prévoyance n’est pas seulement une planification du futur.
Elle constitue aussi une protection du présent.
03
Le premier pilier : AVS, AI et prestations complémentaires
Le premier pilier est obligatoire.
Il repose principalement sur un système de répartition : les cotisations versées par la population active financent les prestations courantes.
Il comprend notamment :
- l’assurance-vieillesse et survivants
- l’assurance-invalidité
- les prestations complémentaires
- certaines allocations liées à l’impotence ou à l’assistance
L’AVS a pour objectif de couvrir les besoins vitaux en cas de vieillesse ou de décès.
Elle ne vise pas à remplacer intégralement le dernier salaire.
C’est pourquoi le montant de la rente AVS ne suffit généralement pas, à lui seul, à maintenir le niveau de vie d’une personne ayant eu un revenu moyen ou élevé.
04
Qui doit cotiser à l’AVS ?
Les personnes qui résident ou travaillent en Suisse sont en principe soumises à l’AVS, sous réserve des conventions internationales applicables.
Les salariés versent leurs cotisations par l’intermédiaire de l’employeur.
Les indépendants les versent directement à leur caisse de compensation.
Les personnes sans activité lucrative peuvent également devoir cotiser, notamment :
- étudiants
- personnes au foyer
- personnes en retraite anticipée
- personnes vivant de leur fortune
- conjoints sans activité
En 2026, la cotisation minimale AVS/AI/APG des personnes sans activité lucrative est de CHF 530 par année. Le montant peut être nettement supérieur selon la fortune et les revenus sous forme de rente.
Le conjoint sans activité
Une personne mariée sans activité lucrative peut, sous certaines conditions, être considérée comme ayant satisfait à son obligation lorsque son conjoint actif verse au moins le double de la cotisation minimale.
Cette règle doit être vérifiée chaque année, notamment lorsque le conjoint :
- cesse de travailler
- réduit fortement son activité
- prend une retraite anticipée
- travaille à l’étranger
- devient indépendant
05
Les lacunes de cotisation AVS
Le montant de la rente AVS dépend notamment :
- du nombre d’années de cotisation
- du revenu annuel moyen déterminant
- des bonifications pour tâches éducatives ou d’assistance
- de l’état civil
- des règles de plafonnement applicables
Une année de cotisation manquante peut réduire durablement la rente.
Des lacunes peuvent notamment apparaître lorsque la personne :
- a vécu à l’étranger
- a étudié sans payer les cotisations nécessaires
- a cessé son activité sans s’annoncer
- a pris une retraite anticipée
- a travaillé dans plusieurs pays
- pensait être couverte automatiquement par le conjoint
Il est utile de demander périodiquement un extrait du compte individuel AVS.
Cet extrait permet de vérifier :
- les années enregistrées
- les revenus annoncés
- les éventuelles lacunes
- les erreurs de déclaration de l’employeur
Les corrections doivent idéalement être demandées rapidement, lorsque les justificatifs sont encore disponibles.
06
Le montant de la rente AVS
La rente AVS dépend de la durée de cotisation et du revenu moyen déterminant.
En 2026, la rente mensuelle complète maximale s’élève à CHF 2’520. Une rente complète minimale correspond à la moitié de ce montant.
Pour les couples mariés, la somme des deux rentes est en principe plafonnée à 150 % de la rente maximale individuelle, sous réserve de certaines prestations particulières.
Une personne qui a cotisé dans plusieurs pays peut recevoir plusieurs rentes partielles, chaque État calculant généralement ses prestations selon ses propres règles et les conventions applicables.
La treizième rente AVS
À partir de 2026, une rente mensuelle supplémentaire est versée chaque année en décembre aux bénéficiaires d’une rente de vieillesse AVS.
Le premier versement intervient en décembre 2026.
Cette treizième rente concerne les rentes de vieillesse, mais pas les rentes d’invalidité ou de survivants. Elle n’est pas prise en compte comme revenu dans le calcul des prestations complémentaires.
07
L’âge de référence
L’âge de référence est de 65 ans pour les hommes.
Pour les femmes, il est relevé progressivement :
- femmes nées en 1961 : 64 ans et 3 mois
- femmes nées en 1962 : 64 ans et 6 mois
- femmes nées en 1963 : 64 ans et 9 mois
- femmes nées en 1964 ou après : 65 ans
À partir de 2028, l’âge de référence sera donc de 65 ans pour tous.
Les femmes nées entre 1961 et 1969 appartiennent à la génération transitoire et peuvent bénéficier de mesures de compensation spécifiques.
Selon leur situation, ces mesures peuvent prendre la forme :
- d’un supplément de rente
- de taux de réduction plus favorables en cas d’anticipation
08
Retraite anticipée, partielle ou différée dans l’AVS
La réforme AVS 21 permet davantage de flexibilité.
La rente peut être :
- anticipée
- perçue partiellement
- ajournée
Anticipation
La rente AVS peut généralement être anticipée à partir de 63 ans.
Les femmes de la génération transitoire peuvent, sous certaines conditions, l’anticiper dès 62 ans.
Il est possible d’anticiper uniquement une partie de la rente, entre 20 % et 80 %.
Une anticipation réduit la rente à vie.
Ajournement
La rente peut être ajournée d’au moins un an et de cinq ans au maximum.
L’ajournement entraîne une augmentation de la rente future.
Le supplément peut actuellement aller de 5,2 % à 31,5 %, selon la durée du report.
Retraite partielle
Une personne peut continuer à travailler à temps réduit tout en percevant une partie de sa rente.
Cette flexibilité permet de construire une transition progressive entre activité et retraite.
La décision ne doit cependant pas être prise uniquement selon le montant mensuel immédiat.
Il faut comparer :
- la réduction ou l’augmentation à vie
- la fiscalité
- les autres revenus
- le deuxième pilier
- l’espérance de vie financière
- le besoin de liquidités
- la capacité à continuer de travailler
09
Travailler après l’âge de référence
Une personne qui continue à travailler après l’âge de référence reste en principe soumise aux cotisations AVS.
Une franchise de CHF 1’400 par mois, soit CHF 16’800 par année, peut s’appliquer par relation de travail.
La personne peut toutefois renoncer à cette franchise afin de cotiser sur l’intégralité du salaire.
Les cotisations payées après l’âge de référence peuvent, dans certaines limites, améliorer une rente existante ou combler certaines lacunes, sans dépasser la rente maximale. Un nouveau calcul peut être demandé une fois.
Continuer à travailler après 65 ans ne signifie donc plus nécessairement cotiser sans effet sur sa rente.
10
L’assurance-invalidité
L’assurance-invalidité vise en priorité la réadaptation.
Elle peut proposer notamment :
- mesures de maintien en emploi
- reclassement
- formation
- placement
- moyens auxiliaires
- mesures médicales dans certains cas
- indemnités journalières pendant la réadaptation
Une rente n’est examinée que lorsque les mesures de réadaptation sont insuffisantes ou impossibles.
Pour obtenir une rente, la personne doit notamment avoir présenté une incapacité de travail moyenne d’au moins 40 % pendant une année et une perte de gain durable.
Pourquoi il faut s’annoncer tôt
Une détection précoce améliore les possibilités de maintien en emploi.
Il est conseillé de contacter l’AI lorsqu’une incapacité se prolonge ou risque de devenir durable.
Attendre plusieurs mois peut compliquer la réadaptation et retarder certaines prestations.
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Les rentes de survivants du premier pilier
En cas de décès, le premier pilier peut verser :
- une rente de veuve
- une rente de veuf
- une rente d’orphelin
Les conditions diffèrent selon :
- l’état civil
- la présence d’enfants
- l’âge
- la durée du mariage
- la situation au moment du décès
Une personne non mariée n’a généralement pas droit à une rente de veuve ou de veuf AVS, même après une longue vie commune.
En 2026, une rente complète de survivant se situe notamment dans les fourchettes suivantes :
- rente de veuve ou de veuf : CHF 1’008 à CHF 2’016 par mois
- rente d’orphelin : CHF 504 à CHF 1’008 par mois
Le montant dépend des années de cotisation et du revenu déterminant de la personne décédée.
Ces prestations sont importantes, mais ne garantissent pas nécessairement le maintien du niveau de vie familial.
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Les prestations complémentaires
Les prestations complémentaires interviennent lorsque les rentes et autres revenus reconnus ne suffisent pas à couvrir les dépenses reconnues.
Elles ne constituent pas une aide facultative, mais un droit lorsque les conditions légales sont remplies.
Elles peuvent compléter :
- une rente AVS
- une rente AI
Le calcul tient compte notamment :
- des revenus
- de la fortune
- du logement
- des primes d’assurance maladie
- des besoins reconnus
- de la situation familiale
Les prestations complémentaires sont liées au domicile en Suisse et ne sont généralement pas exportées lors d’un départ durable à l’étranger.
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Le deuxième pilier
Le deuxième pilier est financé selon un système de capitalisation.
Chaque personne assurée accumule un avoir de vieillesse alimenté par :
- les cotisations du salarié
- les cotisations de l’employeur
- les intérêts
- les éventuels rachats
- les transferts provenant d’anciennes caisses
Il couvre trois risques :
- vieillesse
- invalidité
- décès
Le deuxième pilier ne doit donc pas être considéré comme un simple compte d’épargne retraite.
Il contient aussi des prestations d’assurance importantes.
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Qui est obligatoirement assuré dans la LPP ?
Une personne salariée est obligatoirement assurée si elle remplit notamment les conditions d’âge et de salaire.
En 2026, le seuil d’entrée reste fixé à CHF 22’680 de salaire annuel auprès d’un même employeur.
La couverture obligatoire commence :
- dès 17 ans pour les risques de décès et d’invalidité
- dès 25 ans pour l’épargne vieillesse
La partie obligatoire du salaire est assurée jusqu’au plafond LPP.
Une caisse peut toutefois offrir un plan surobligatoire couvrant :
- un salaire plus élevé
- un salaire plus bas
- une part plus importante du salaire
- de meilleures prestations de risque
- des cotisations plus élevées
C’est pourquoi deux personnes ayant le même salaire peuvent disposer de protections très différentes.
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La déduction de coordination et le travail à temps partiel
Dans le régime obligatoire, seule une partie du salaire est assurée.
Une déduction de coordination est appliquée afin de tenir compte du premier pilier.
En 2026, cette déduction s’élève à CHF 26’460 dans le régime légal.
Elle peut pénaliser particulièrement :
- les personnes à temps partiel
- les personnes ayant plusieurs employeurs
- les bas revenus
- les personnes ayant réduit leur activité pour des raisons familiales
Certaines caisses appliquent une déduction :
- proportionnelle au taux d’activité
- réduite
- supprimée
- adaptée au salaire
La manière dont une caisse traite le temps partiel constitue donc un critère important de qualité du plan de prévoyance.
Une réduction d’activité peut diminuer :
- le salaire courant
- les cotisations
- le capital retraite
- les rentes d’invalidité
- les prestations de décès
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Lire son certificat de prévoyance
Le certificat de prévoyance est l’un des documents financiers les plus importants d’un salarié.
Il indique généralement :
- le salaire assuré
- l’avoir de vieillesse
- les cotisations
- la prestation de sortie
- la rente projetée
- le capital projeté
- la rente d’invalidité
- les rentes pour enfants
- les prestations en cas de décès
- la possibilité de rachat
- le montant disponible pour la propriété du logement
Ce qu’il faut vérifier
Salaire assuré
Correspond-il réellement au salaire et au taux d’activité ?
Part obligatoire et surobligatoire
Une part importante de la prévoyance peut dépendre du règlement de la caisse et non uniquement de la loi.
Prestations de risque
Quel revenu serait versé en cas d’invalidité ?
Que recevrait le conjoint ou le partenaire ?
Rachat possible
Le montant indiqué représente une limite théorique. Il ne signifie pas qu’un rachat soit toujours immédiatement judicieux ou fiscalement déductible dans toutes les circonstances.
Projection de retraite
Elle dépend d’hypothèses concernant :
- le salaire
- les intérêts
- les cotisations
- le taux de conversion
- l’âge de départ
Elle ne constitue pas une promesse ferme.
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Le taux de conversion
À la retraite, l’avoir est converti en rente au moyen d’un taux de conversion.
Pour la partie obligatoire LPP, le taux minimal reste fixé à 6,8 % en 2026.
Un capital obligatoire de CHF 100’000 correspond donc à une rente annuelle de CHF 6’800.
Ce taux ne s’applique pas nécessairement à l’ensemble de l’avoir.
Dans de nombreuses caisses, une partie importante du capital est surobligatoire et peut être convertie selon un taux différent.
Il faut donc distinguer :
- le taux minimal légal
- le taux réglementaire global
- le taux appliqué à la part obligatoire
- le taux appliqué à la part surobligatoire
La rente réelle peut être sensiblement inférieure à une simple multiplication de l’avoir total par 6,8 %.
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Rente ou capital ?
Au moment de la retraite, l’assuré peut demander qu’au moins un quart de son avoir LPP lui soit versé sous forme de capital.
Le règlement de la caisse peut autoriser un retrait plus important, voire intégral.
Le choix entre rente et capital ne devrait pas être traité comme une simple question de rendement.
La rente offre notamment
- un revenu régulier à vie
- une protection contre le risque de vivre très longtemps
- une gestion simple
- certaines prestations de survivants selon le règlement
Le capital offre notamment
- davantage de flexibilité
- la possibilité d’investir
- la possibilité de transmettre le solde
- la possibilité de rembourser une dette
- un contrôle direct sur les retraits
Les risques du capital
- mauvais rendement
- retraits trop élevés
- longévité
- décisions émotionnelles
- frais
- inflation
- absence de garantie viagère
Les risques de la rente
- faible flexibilité
- transmission limitée
- dépendance au taux de conversion
- perte du capital résiduel au décès, sous réserve des prestations de survivants
Une solution mixte est souvent possible.
Il faut respecter le délai fixé par la caisse pour demander le capital. Ce délai peut être long et varie selon le règlement.
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Retraite anticipée et partielle dans le deuxième pilier
Le deuxième pilier permet une retraite flexible.
La retraite anticipée est légalement possible à partir de 63 ans, mais les règlements peuvent permettre un départ dès 58 ans.
Une retraite anticipée réduit généralement les prestations parce que :
- les cotisations cessent plus tôt
- le capital produit moins d’intérêts
- la rente doit être versée plus longtemps
- le taux de conversion peut être inférieur
Une retraite partielle peut être organisée en plusieurs étapes.
La loi permet généralement jusqu’à trois étapes de perception de la rente ou du capital, avec la possibilité pour le règlement d’autoriser davantage d’étapes pour la rente.
La planification doit coordonner :
- réduction du taux d’activité
- salaire
- AVS
- rente LPP
- retraits de capital
- troisième pilier
- fiscalité
- besoins de liquidités
20
Ajournement du deuxième pilier
Une personne qui continue à travailler après l’âge de référence peut différer les prestations de sa caisse de pension jusqu’à la fin de l’activité, mais au plus tard jusqu’à 70 ans.
Les modalités dépendent du règlement.
L’ajournement peut permettre :
- des cotisations supplémentaires
- davantage d’intérêts
- un capital plus élevé
- une rente supérieure
Il faut toutefois examiner :
- le taux de conversion futur
- la fiscalité
- la situation de santé
- les besoins de revenu
- la protection du conjoint
- la concentration du patrimoine dans la caisse
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Invalidité et deuxième pilier
Lorsqu’une personne assurée devient invalide, la caisse de pension peut compléter les prestations AI.
Dans le régime obligatoire, une rente LPP est possible à partir d’un degré d’invalidité de 40 %.
À partir de 70 %, une rente entière est versée.
Entre ces taux, la rente est calculée selon le degré d’invalidité et les règles légales.
La rente obligatoire est calculée sur un avoir projeté comprenant :
- le capital déjà acquis
- des bonifications futures théoriques, sans intérêts
Une rente pour enfant peut également être versée, généralement à hauteur de 20 % de la rente d’invalidité par enfant remplissant les conditions.
Les plans surobligatoires peuvent prévoir de meilleures prestations.
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Décès et deuxième pilier
La caisse de pension peut verser :
- une rente de conjoint
- une rente de partenaire, selon le règlement
- une rente d’orphelin
- un capital décès
Les règles applicables aux partenaires non mariés varient fortement.
Une caisse peut exiger notamment :
- une communauté de vie d’une certaine durée
- un enfant commun
- une désignation écrite
- une annonce avant le décès
- l’absence de mariage avec une autre personne
Il ne faut pas supposer qu’un concubin sera automatiquement protégé.
Il convient de vérifier :
- le règlement
- la clause bénéficiaire
- le formulaire de partenaire
- les délais d’annonce
- les prestations réellement prévues
Les prestations de survivants du deuxième pilier complètent celles de l’AVS.
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Changement d’emploi et libre passage
Lorsqu’une personne change d’employeur, son avoir doit en principe être transféré à la caisse de pension du nouvel employeur.
Il s’agit de la prestation de libre passage.
Si la personne ne rejoint pas immédiatement une nouvelle caisse, l’avoir doit être transféré sur :
- un compte de libre passage
- une police de libre passage
Il ne peut pas être versé sur un compte bancaire ordinaire.
Avoirs oubliés
Des avoirs peuvent rester auprès d’anciennes institutions lorsqu’une personne :
- change souvent d’emploi
- quitte la Suisse
- interrompt sa carrière
- oublie de communiquer les coordonnées de la nouvelle caisse
Il est possible de rechercher des avoirs oubliés auprès de la Centrale du 2e pilier.
Lors d’un nouvel emploi, la totalité de l’avoir doit en principe être transférée à la nouvelle institution.
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Compte ou police de libre passage
Un compte de libre passage est généralement une solution bancaire.
Une police de libre passage est une solution d’assurance pouvant intégrer des garanties.
Les différences peuvent porter sur :
- rendement
- frais
- risque d’investissement
- couverture décès
- couverture invalidité
- flexibilité
- bénéficiaires
- durée
Une personne qui prévoit de reprendre rapidement un emploi peut avoir des besoins différents d’une personne quittant durablement le marché du travail.
L’avoir de libre passage reste soumis aux règles de la prévoyance et ne peut pas être retiré librement.
25
Rachats dans la caisse de pension
Un rachat consiste à verser volontairement un montant dans sa caisse afin de combler une lacune réglementaire.
Il peut notamment résulter :
- d’années sans affiliation
- d’une augmentation de salaire
- d’une arrivée tardive en Suisse
- d’un divorce
- d’un changement de plan
- d’une réduction antérieure du taux d’activité
Le montant maximal figure généralement sur le certificat.
Avantages possibles
- augmentation des prestations de retraite
- augmentation potentielle des prestations de risque, selon le règlement
- déduction fiscale du revenu imposable
- placement dans un cadre de prévoyance
Points de vigilance
- qualité financière de la caisse
- taux d’intérêt
- taux de conversion
- durée avant la retraite
- besoin de liquidités
- projet immobilier
- départ de Suisse
- choix futur entre rente et capital
Après un rachat fiscalement déduit, un retrait en capital dans les trois années suivantes peut entraîner la remise en cause de l’avantage fiscal.
La planification doit donc être coordonnée avec :
- retraite
- logement
- départ à l’étranger
- retrait en capital
- succession
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Rachat après une arrivée en Suisse
Une personne venant de l’étranger peut parfois disposer d’une capacité de rachat importante.
Cependant, pour les personnes qui n’ont jamais été affiliées auparavant à une institution de prévoyance suisse, les rachats peuvent être limités durant les premières années selon les règles légales.
Les avoirs de prévoyance étrangers, les situations de quasi-résidence et les conventions fiscales peuvent également influencer la déduction.
Un rachat important après une arrivée en Suisse devrait être analysé avec :
- la caisse de pension
- l’autorité fiscale si nécessaire
- un conseiller connaissant les situations internationales
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Utiliser le deuxième pilier pour acheter un logement
Le deuxième pilier peut être utilisé pour financer une résidence principale.
Deux options existent :
- versement anticipé
- mise en gage
Le versement peut servir notamment à :
- acheter ou construire le logement principal
- rembourser une hypothèque
- financer certains travaux apportant une plus-value
- acquérir certaines participations à la propriété
Le montant minimal d’un versement anticipé est en principe de CHF 20’000. Cette limite ne s’applique pas à certains cas particuliers.
Conséquences
Un retrait réduit :
- le capital retraite
- la rente future
- parfois les prestations de risque
- les possibilités de rachat tant que le retrait n’est pas remboursé
Il entraîne également une imposition séparée du capital.
La mise en gage conserve le capital dans la caisse, mais augmente le risque financier lié au logement.
Utiliser la prévoyance pour l’immobilier revient à déplacer une partie de la sécurité de retraite vers la valeur du bien.
28
Divorce et prévoyance professionnelle
En cas de divorce, les avoirs de prévoyance professionnelle constitués pendant le mariage sont en principe partagés selon les règles légales.
Le partage peut affecter :
- le capital retraite
- la rente future
- les prestations de risque
- la capacité de rachat
La personne dont l’avoir a été réduit peut généralement disposer d’une nouvelle capacité de rachat.
Le divorce doit également conduire à revoir :
- les bénéficiaires
- les prestations de survivants
- le troisième pilier
- les assurances vie
- les besoins du logement
- la planification de retraite
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Le troisième pilier
Le troisième pilier comprend :
Pilier 3a
Prévoyance liée, assortie d’avantages fiscaux, mais soumise à des règles de retrait et de bénéficiaires.
Pilier 3b
Prévoyance libre, qui peut comprendre :
- épargne
- placements
- assurance vie
- immobilier
- autres actifs
Le 3b offre davantage de liberté, mais ne bénéficie pas de la même déduction fiscale générale que le 3a.
Le troisième pilier doit compléter les lacunes réelles et non être choisi uniquement pour obtenir une économie d’impôt.
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Qui peut cotiser au pilier 3a ?
Une personne peut cotiser si elle perçoit un revenu d’activité soumis à l’AVS en Suisse.
Cela peut concerner :
- salariés
- indépendants
- frontaliers soumis au système suisse
- bénéficiaires d’indemnités journalières de chômage
- personnes partiellement invalides exerçant une activité
Une personne sans revenu d’activité soumis à l’AVS ne peut généralement pas verser dans le pilier 3a.
Les versements peuvent continuer jusqu’à cinq ans après l’âge de référence si la personne poursuit une activité lucrative.
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Montants maximaux du pilier 3a en 2026
En 2026, les montants maximaux déductibles sont :
Salarié affilié à une caisse de pension
CHF 7’258 par année.
Personne sans deuxième pilier
20 % du revenu net de l’activité, au maximum CHF 36’288 par année.
Le versement doit être crédité durant l’année fiscale concernée.
Il est prudent de ne pas attendre les derniers jours de décembre, notamment pour un transfert bancaire ou l’ouverture d’un nouveau compte.
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Nouveaux rachats dans le pilier 3a
Depuis 2026, il est possible, sous certaines conditions, de racheter des cotisations 3a manquantes à partir de l’année 2025.
Le premier rachat possible en 2026 concerne donc une lacune de 2025.
Les lacunes peuvent être rachetées pendant dix ans au maximum.
Un rachat annuel supplémentaire est limité au montant de la petite cotisation, soit CHF 7’258 en 2026.
Pour effectuer un rachat, il faut notamment :
- avoir eu un revenu soumis à l’AVS durant l’année de la lacune
- avoir droit au 3a pendant l’année du rachat
- avoir versé la totalité de la cotisation ordinaire de l’année du rachat
Le rachat est fiscalement déductible.
Cette possibilité ne permet donc pas de rattraper n’importe quelle période ancienne ni des années durant lesquelles la personne n’avait pas le droit de cotiser.
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Compte 3a, placement 3a ou assurance 3a ?
Compte bancaire 3a
Il offre généralement :
- simplicité
- faible volatilité
- bonne visibilité
- rendement souvent limité
Solution de placement 3a
Elle peut investir dans :
- actions
- obligations
- immobilier
- liquidités
Elle offre un potentiel de rendement supérieur, mais aussi un risque de fluctuation.
Elle convient surtout à un horizon suffisamment long.
Assurance 3a
Elle peut combiner :
- épargne
- décès
- incapacité
- libération du paiement des primes
Elle peut être pertinente lorsqu’un besoin d’assurance existe réellement.
Elle présente souvent :
- un engagement plus rigide
- des coûts de sortie
- une valeur de rachat inférieure aux primes durant les premières années
- une moins grande flexibilité
Le choix doit commencer par le besoin :
- épargner
- investir
- protéger
- garantir
- réduire l’impôt
Il ne faut pas mélanger automatiquement ces objectifs.
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Retrait du pilier 3a
Le capital 3a peut généralement être retiré au plus tôt cinq ans avant l’âge de référence.
Il peut être différé jusqu’à cinq ans après cet âge si la personne continue à travailler.
Un retrait anticipé est notamment possible pour :
- acheter ou construire sa résidence principale
- rembourser une hypothèque
- devenir indépendant
- changer d’activité indépendante
- quitter définitivement la Suisse
- racheter des prestations du deuxième pilier
- percevoir une rente entière AI lorsque le risque n’est pas assuré dans le contrat
Le capital est imposé séparément à un taux réduit, selon le canton et la situation.
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Échelonner les retraits de prévoyance
Les capitaux du deuxième pilier et du 3a sont généralement imposés séparément des autres revenus, mais le taux est progressif.
Retirer plusieurs capitaux la même année peut augmenter le taux applicable.
Il peut donc être pertinent d’échelonner :
- plusieurs comptes 3a
- retraite partielle
- capital LPP
- comptes de libre passage
- retraits des conjoints
Les règles fiscales varient selon les cantons.
Une planification doit être commencée plusieurs années avant la retraite, car il n’est généralement pas possible de fractionner librement un seul compte 3a au moment du retrait.
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Pilier 3b
Le pilier 3b regroupe la prévoyance libre.
Il peut comprendre :
- liquidités
- compte d’épargne
- portefeuille de titres
- assurance vie libre
- immobilier
- participation dans une entreprise
- autres actifs
Il offre davantage de liberté :
- retraits
- bénéficiaires
- durée
- montant
- utilisation
Il ne bénéficie pas de la même déduction fiscale fédérale générale que le 3a.
Son traitement fiscal dépend du produit et du canton.
Le 3b est particulièrement important pour :
- personnes ayant déjà maximisé le 3a
- personnes sans droit au 3a
- objectifs avant l’âge de la retraite
- retraite anticipée
- transmission
- protection d’un partenaire
- projets à moyen terme
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Prévoyance des indépendants
Les indépendants sont soumis à l’AVS, mais ne sont généralement pas obligés de s’affilier à une caisse de pension pour eux-mêmes.
Ils doivent donc organiser plus activement :
- retraite
- invalidité
- décès
- incapacité de gain
- accident
- protection de la famille
Ils peuvent notamment :
- s’affilier facultativement à une institution de prévoyance
- utiliser le grand pilier 3a s’ils n’ont pas de deuxième pilier
- constituer une prévoyance libre
- protéger leur revenu par des assurances spécifiques
L’absence de cotisations obligatoires LPP peut améliorer le revenu disponible à court terme, mais créer une lacune importante à long terme.
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Prévoyance des personnes à temps partiel
Le travail à temps partiel peut fragiliser fortement le deuxième pilier.
Les principales causes sont :
- seuil d’entrée
- déduction de coordination
- plusieurs employeurs
- faible salaire assuré
- interruption de l’épargne
- prestations de risque réduites
Une personne travaillant pour plusieurs employeurs peut parfois demander une affiliation volontaire portant sur l’ensemble des revenus, selon sa situation et les institutions concernées.
Il faut comparer :
- les salaires auprès de chaque employeur
- les caisses
- les seuils
- la couverture accident
- les prestations de risque
- les possibilités d’affiliation complémentaire
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Prévoyance des couples non mariés
Les couples non mariés ne bénéficient pas automatiquement des mêmes protections que les couples mariés.
Les différences peuvent concerner :
- rente AVS de survivant
- prestations LPP
- succession
- fiscalité successorale
- pilier 3a
- propriété du logement
- assurances vie
Il faut notamment vérifier :
- formulaire de partenaire auprès de la caisse
- clause bénéficiaire
- testament
- pacte successoral
- convention de concubinage
- financement du logement
- capacité du survivant à conserver le bien
Une longue relation ne remplace pas les formalités exigées par certains règlements.
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Prévoyance et départ de Suisse
Un départ durable doit être analysé pilier par pilier.
AVS
Les cotisations déjà versées peuvent donner droit à une rente future ou, dans certaines situations, à un remboursement selon la nationalité et les conventions applicables.
Deuxième pilier
Lors d’un départ vers l’UE ou l’AELE, la part obligatoire ne peut généralement pas être retirée en espèces lorsque la personne reste soumise à une assurance obligatoire vieillesse, invalidité et survivants dans le pays de destination.
Elle doit rester sur une solution de libre passage.
La part surobligatoire peut généralement être versée.
Les règles diffèrent pour un départ vers un État hors UE/AELE.
Pilier 3a
Le départ définitif de Suisse constitue un motif de retrait anticipé.
Les conséquences fiscales dépendent notamment :
- du canton de la fondation
- du pays de résidence
- de la convention de double imposition
- du calendrier du retrait
Une décision de retrait ne doit pas être prise uniquement parce qu’elle est possible.
Il faut examiner :
- fiscalité
- devise
- besoins de retraite
- réinvestissement
- protection familiale
- possibilité de retour
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Prévoyance des expatriés
Les expatriés doivent coordonner plusieurs systèmes.
Ils peuvent détenir :
- rente publique étrangère
- pension professionnelle étrangère
- AVS
- LPP
- pilier 3a
- assurance internationale
- actifs dans plusieurs devises
Il faut comprendre :
- les conventions sociales
- les droits dans chaque pays
- la fiscalité des retraits
- la reconnaissance des bénéficiaires
- l’impact d’un futur départ
- les possibilités de transfert
- les obligations déclaratives
Les pensions étrangères ne peuvent pas toujours être transférées vers la Suisse.
Une consolidation apparente peut parfois créer un coût fiscal ou une perte de garanties.
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Préparer sa retraite en Suisse
Une planification complète devrait idéalement commencer plusieurs années avant l’âge prévu.
Elle doit établir :
Les revenus futurs
- AVS
- rente LPP
- capital LPP
- 3a
- patrimoine libre
- revenus immobiliers
- pensions étrangères
- activité résiduelle
Les dépenses futures
- logement
- assurance maladie
- impôts
- voyages
- entretien
- santé
- aide à domicile
- dettes
- soutien familial
Les décisions
- âge de départ
- rente ou capital
- retraits échelonnés
- remboursement hypothécaire
- déménagement
- activité partielle
- succession
- protection du conjoint
Le besoin financier à la retraite ne correspond pas automatiquement à un pourcentage du dernier salaire.
Il dépend du mode de vie réel.
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Combien faut-il pour prendre sa retraite ?
Il n’existe pas de montant universel.
Le capital nécessaire dépend notamment :
- des dépenses annuelles
- des rentes garanties
- de la durée probable de la retraite
- du rendement
- de l’inflation
- des impôts
- du logement
- des frais de santé
- de la volonté de transmettre un patrimoine
Une méthode simple consiste à calculer :
- dépenses annuelles prévues – revenus garantis = besoin annuel à financer
Il faut ensuite déterminer quel capital peut financer durablement ce besoin.
Une retraite de trente ans nécessite une approche différente d’un simple calcul fondé sur les premières années.
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Les erreurs les plus fréquentes
Penser que l’AVS suffira
Elle couvre les besoins vitaux, mais rarement le niveau de vie antérieur.
Ne jamais vérifier son compte AVS
Une erreur ancienne peut réduire durablement la rente.
Ne pas lire son certificat LPP
Les prestations de risque sont souvent découvertes trop tard.
Se concentrer uniquement sur le capital retraite
L’invalidité et le décès peuvent survenir bien avant.
Travailler à temps partiel sans mesurer l’impact
La réduction affecte le salaire assuré et les prestations futures.
Faire un rachat uniquement pour économiser des impôts
La liquidité, le rendement et le projet de retrait doivent aussi être considérés.
Choisir une assurance 3a uniquement pour la déduction
Le coût et la rigidité peuvent être importants.
Attendre la retraite pour choisir entre rente et capital
Les délais de demande et la planification fiscale imposent d’anticiper.
Oublier les avoirs de libre passage
Ils doivent être recherchés et intégrés dans la planification.
Supposer qu’un partenaire non marié est automatiquement protégé
Les règlements et formalités doivent être vérifiés.
Retirer le deuxième pilier pour le logement sans mesurer la baisse de rente
Le logement devient alors une partie de la prévoyance.
Négliger les conséquences d’un départ de Suisse
Les règles diffèrent selon le pays de destination.
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Une méthode simple pour analyser sa prévoyance
Étape 1 : réunir les documents
- extrait de compte individuel AVS
- estimation de rente AVS
- certificat de prévoyance
- règlements LPP
- comptes de libre passage
- contrats 3a
- assurances vie
- pensions étrangères
- hypothèque
- budget
Étape 2 : calculer la situation actuelle
- avoirs
- rentes projetées
- prestations d’invalidité
- prestations décès
- bénéficiaires
Étape 3 : identifier les lacunes
- retraite
- invalidité
- décès
- conjoint
- enfants
- logement
Étape 4 : fixer les priorités
- risque immédiat
- retraite
- fiscalité
- flexibilité
- transmission
Étape 5 : choisir les outils adaptés
- réserve
- rachat LPP
- 3a
- 3b
- assurance risque
- investissement
- remboursement de dette
Étape 6 : réviser régulièrement
Après :
- changement de salaire
- mariage
- naissance
- divorce
- changement d’emploi
- réduction d’activité
- achat immobilier
- départ de Suisse
- approche de la retraite
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Checklist annuelle de prévoyance
Chaque année, il est utile de vérifier :
- compte AVS
- années de cotisation
- salaire assuré
- certificat LPP
- taux d’activité
- prestations d’invalidité
- prestations de décès
- bénéficiaires
- avoirs de libre passage
- capacité de rachat
- versement 3a
- stratégie d’investissement
- hypothèque
- budget retraite
- pensions étrangères
- situation familiale
- projet de départ
- fiscalité des retraits futurs
Une révision annuelle ne signifie pas qu’il faut souscrire un nouveau produit.
Elle permet de s’assurer que la protection reste cohérente.
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Notre position
La prévoyance ne devrait pas être réduite à une opération fiscale de fin d’année.
Verser dans un pilier 3a peut être utile.
Effectuer un rachat LPP peut être pertinent.
Mais ces décisions ne remplacent pas une vision globale.
Nous considérons qu’une bonne prévoyance doit protéger, dans cet ordre :
- la capacité à maintenir un revenu
- la famille en cas de décès
- le logement et les charges fixes
- la retraite
- la liberté de choisir son rythme de vie futur
Une personne peut disposer d’un capital retraite important tout en étant mal protégée contre l’invalidité.
Une autre peut bénéficier d’excellentes prestations de risque, mais ne pas épargner suffisamment pour la retraite.
Une troisième peut avoir accumulé plusieurs avoirs sans savoir où ils se trouvent ni comment ils seront imposés.
La qualité d’une prévoyance ne se mesure donc pas au nombre de contrats.
Elle se mesure à sa cohérence.
Les principes essentiels à retenir
La prévoyance suisse repose sur trois piliers complémentaires.
Le premier pilier couvre principalement les besoins vitaux.
Le deuxième pilier dépend fortement du règlement de la caisse de pension.
Le troisième pilier permet de compléter les lacunes et de poursuivre des objectifs personnels.
La prévoyance couvre la retraite, mais aussi l’invalidité et le décès.
Les années manquantes dans l’AVS peuvent réduire durablement la rente.
Le travail à temps partiel peut fortement affaiblir la LPP.
Le taux de conversion de 6,8 % ne s’applique qu’à la partie obligatoire.
Le choix entre rente et capital doit être préparé plusieurs années à l’avance.
Les rachats LPP doivent être coordonnés avec les futurs retraits en capital.
Les rachats 3a sont possibles dès 2026 pour certaines lacunes apparues à partir de 2025.
Les partenaires non mariés doivent vérifier activement leur protection.
Le départ de Suisse produit des conséquences différentes sur chaque pilier.
La fiscalité ne doit jamais être le seul critère de décision.
Une bonne prévoyance protège d’abord les risques que la personne ou la famille ne pourrait pas absorber seule.
Conclusion
La prévoyance suisse peut sembler complexe parce qu’elle associe plusieurs institutions, règles et horizons temporels.
Elle devient plus compréhensible lorsqu’on la considère comme un ensemble de réponses à quatre questions :
Quel revenu recevrai-je lorsque je prendrai ma retraite ?
Quel revenu recevrai-je si je ne peux plus travailler ?
Que recevra ma famille si je décède ?
Quelle part de mon patrimoine restera disponible et transmissible ?
Les trois piliers apportent une partie de la réponse.
Mais ils ne garantissent pas automatiquement une protection suffisante.
Le résultat dépend :
- du parcours professionnel
- du taux d’activité
- de la caisse de pension
- de la situation familiale
- de la capacité d’épargne
- des décisions prises avant que les besoins deviennent urgents
La bonne méthode consiste à :
- vérifier les droits existants
- identifier les lacunes
- protéger les risques immédiats
- organiser l’épargne
- préparer les choix de retraite
- maintenir suffisamment de flexibilité
- adapter régulièrement la stratégie
Préparer sa retraite est important.
Préserver son autonomie financière avant et pendant la retraite l’est davantage encore.
Informations importantes
Ce guide présente les principes généraux de la prévoyance en Suisse.
Les droits et prestations dépendent notamment :
- de la durée de cotisation
- du revenu
- de l’âge
- de l’état civil
- du règlement de la caisse de pension
- du canton
- de la fiscalité
- de la situation internationale
Les montants et règles mentionnés correspondent à la situation disponible en juillet 2026.
Ils peuvent évoluer.
Avant une décision importante tels que rachat, retraite anticipée, retrait en capital, départ de Suisse, achat immobilier ou modification d’une assurance, il convient de vérifier les règles actuelles auprès des institutions concernées et, lorsque cela est nécessaire, d’obtenir un conseil fiscal ou juridique adapté.

